Portrait de l’auteur, au bord d’un plan d’eau en automne.

Ma pratique consiste à voir, avec une femme, là où elle commence à se quitter dans la relation.

Aimer sans se quitter soi-même.

Depuis longtemps, une même chose m’intéresse : ce moment où quelque chose devient soudain évident. Une vérité simple, souvent surprenante, et pourtant impossible à ne plus voir une fois qu’elle apparaît.

J’ai rencontré ce mouvement dans les mathématiques, dans l’ingénierie, dans la communication, dans l’écriture et dans l’accompagnement. Je le rencontre aujourd’hui dans cette question : comment rester avec soi-même lorsque l’on aime quelqu’un ?

Je ne travaille pas avec des techniques de séduction ni des stratégies pour garder quelqu’un. Je regarde un mouvement plus discret : celui par lequel une femme, pour préserver un lien, commence doucement à se quitter elle-même.

C’est souvent invisible de l’intérieur. On appelle ça aimer, s’adapter, comprendre l’autre. Et c’est vrai. Mais il y a un seuil où comprendre l’autre devient ne plus s’entendre soi-même. Et c’est exactement là que je travaille.

Voici quelques traces de cette recherche — des textes écrits au fil des années à une amie inconnue. Ils parlent de désir, de peur, de séparation, d’attachement, de vérité, et de ce moment où l’on sent quelque chose en soi mais où l’on continue de négocier avec soi-même.

Ma manière de travailler est lente, concrète et sans complaisance. Nous partons de situations réelles plutôt que de grands principes : un message, un silence, une peur qui revient, une parole que l’on n’ose pas dire. Et nous regardons ensemble le geste exact de l’éloignement.

Au fil des années, certaines distinctions sont revenues si souvent qu’elles ont fini par former une carte plus vaste de l’expérience humaine. Je l’appelle Spira5.

Si cette manière de voir vous parle, le plus simple est encore de commencer par lire quelques textes. Ils diront sans doute mieux qu’une présentation d’où je regarde.