Le vrai de soi

L'auto-sabotage n'existe pas

Spoiler alert : l’auto-sabotage n’existe pas. A vrai dire, je ne l’ai jamais rencontré. Je comprends le concept. Je sais de quoi les gens parlent quand ils utilisent cette expression mais je n’en ai jamais vu. C’est comme le Père Noël. Je vois sa représentation, je peux dire à quoi il ressemble mais je ne l’ai jamais rencontré. Chaque fois, c’était un faux.

A chaque fois qu’une personne me dit qu’elle s’auto-sabote, en moins de 10 minutes, je lui démontre que ce n’est pas vrai. Que ce n’était pas réellement de l’autosabtage. C’était de l’amour non reconnu, mal reconnu. Peut-être qu’un jour, je vais rencontrer quelqu’un qui s’auto-sabote vraiment, c’est concevable. Mais aucune des personnes qui se jugeaient comme son propre saboteur n’a pas changé d’avis après un entretien.

Dans tous les cas que j’ai rencontré, ce n’était pas de l’auto sabotage mais un feed-back, un retour d’information, une indication que la personne n’était pas sur la bonne voie. C’est exactement comme les difficultés d’érection d’origine psychologique (cf post antérieur), c’est pour un plus grand bien de la personne. Mais comme elle n’y croit pas, ne se croit pas digne de recevoir un amour plus grand de la vie, qu’elle se contente de mois, et bien paf ! Une gifle pour la réveiller de la vie aimante.

Si tu penses, tu te juges, que tu es en train de s’auto saboter. Je te propose ces questions :

Quels sont les bénéfices ( et il y en a toujours, il y a toujours des bénéfices à tous) que tu n’obtiennes pas ce que tu veux maintenant ?

Qu’est-ce que cela te force à faire, à voir, à reconnaître ?

Si c’était par amour de toi que tu t’infliges ça, ça serait pour quel plus grand dessein ?

Si tu réponds “Rien” en moins de 5 secondes, ce n’est pas une réponse profonde, c’est juste le mental en mode automatique qui a répondu. Prends au moins 2 minutes par question. Si tu ne les prends pas, c’est que le problème n’est pas si grave que ça.

Attention, je précise. Je dis qu’il n’y a pas d’auto sabotage. Je ne dis pas que ce n’est pas difficile voire douloureux, grave ou dramatique.

Après, je peux me tromper, et je veux bien des exemples de vrais auto-sabotages. Mais je veux l’exemple de la personne qui la vit. Pas d’une tierce personne qui connaît la situation par ouï dire ou par une observation externe.